Et si tout ce qui nous arrive – absolument tout – était de notre responsabilité ?
- 27 mars 2025
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 28 mars 2025

Ouch. Ça pique, non ? 😏
Un des grands principes des enseignements de Lise Bourbeau, c’est celui de la responsabilité :
"Je suis responsable uniquement de ma vie."
Traduction : personne n’a le pouvoir de me rendre heureux ou malheureux. Et inversement, je n’ai pas le pouvoir de rendre qui que ce soit heureux.
Sur le papier, facile. Logique, même.
On se dit : "OK, à partir de maintenant, je prends soin de moi, je ne compte plus sur les autres pour mon bonheur."
Et "Si un de mes proches va mal, je lui laisse la responsabilité de ses émotions, j’arrête de vouloir sauver tout le monde."
Jusque-là, ça tient la route. Un peu de self-control, une pincée de discipline, et c’est plié.
Enfin… en théorie.
Parce qu’en pratique, ça se complique vite.
Moi, par exemple, je pensais que le plus dur, ce serait de ranger mon costume de Saint-Bernard au placard. De résister à l’envie de voler au secours de ceux que j’aime. Alors oui, c’était un challenge, mais je me disais que, petit à petit, j’arriverais à me discipliner.
Sauf que voilà : la vraie claque arrive quand on applique ce principe aux épreuves de notre vie.
Parce qu’on a tous connu des moments où l’injustice nous a frappé en plein cœur. Des situations où on a eu mal, où on s’est senti abandonné, trahi, brisé.
Et là, on nous balance :
"Toutes ces épreuves… tu en es responsable."
Euh… pardon ? 😳
La première réaction, c’est le rejet total.
"C’est n’importe quoi ! Pourquoi je me serais infligé ça ?!"
Quand on pense aux fois où on s’est battu pour sauver une relation, où on a donné sans compter, où on a fait des efforts à en perdre pied… on a bien du mal à croire qu’on est 100 % responsable.
"Ce n’était pas QUE ma responsabilité !"
"Il faut être deux pour que ça marche !"
"Si je suis la seule à faire des efforts, forcément, ça ne pouvait pas fonctionner !"
Bref, ça ne passe pas.
Et puis il y a les blessures d’enfance.
Là, c’est encore plus difficile à digérer. Parce que cette notion de responsabilité semble remettre en cause quelque chose de fondamental : le fait qu’on était des enfants.
Alors notre mental s’emballe :
"J’étais juste un gosse !"
"Mes parents étaient adultes, ils n’auraient jamais dû se comporter comme ça avec moi !"
"Jamais je ne me comporterais avec mes enfants comme ma mère l’a fait avec moi” !"
Et c’est là qu’on bloque vraiment.
Responsable ≠ Coupable
Ce qu’on confond souvent, c’est la responsabilité et la culpabilité.
On a tendance à croire que si on est responsable d’une situation, alors on est coupable de l’avoir provoquée (limite “on l’a bien mérité”).
Mais ce n’est pas ce que veut dire Lise Bourbeau.
Être responsable, ce n’est pas s’auto-flageller en mode "tout est de ma faute".
C’est même tout l’inverse.
(Mais ça, on en reparlera dans un prochain article 😉)
Notre ego déteste ce concept
La deuxième chose à comprendre, c’est que cette voix qui s’insurge en nous, celle qui hurle que tout ça est absurde… eh bien, ce n’est pas vraiment nous.
C’est notre ego.
Et lui, il panique total, parce que ce principe de responsabilité remet en question tout son système de défense.
Notre ego, c’est un peu notre garde du corps intérieur. Il nous protège face aux situations souffrantes pour nous et il veut s’assurer qu’elles ne se reproduisent pas. Pour lui, le coupable c’est l’autre. Le parent mal aimant, le petit-ami infidèle, le boss tyrannique…
Bref, nous, on est la victime. Et notre ego veut être sûr qu’on ne l’oublie pas.
Désapprendre ce qu’on a appris
Depuis toujours, on nous a appris qu’il y a un gentil et un méchant dans une histoire.
Un coupable et une victime.
Alors quand on entend parler de ce principe de responsabilité, c’est un électrochoc.
Ça sonne comme si on nous disait : "Tout est de ta faute."
Sauf que ce n’est pas ça.
Ce qu’on doit comprendre, c’est que tant qu’on reste coincé dans cette vision des choses, on ne peut pas avancer.
Comme le dit si bien Don Miguel Ruiz dans Les 4 accords Toltèques, nous devons désapprendre ce que nous avons appris.
Déconstruire ces croyances pour pouvoir voir les choses sous un nouvel angle.
La responsabilité, une clé pour guérir
Dans la vision spirituelle de Lise Bourbeau, la responsabilité, ce n’est pas une punition.
C’est une invitation à grandir.
L’idée, c’est que notre âme attire certaines situations ou personnes pour nous faire vivre des expériences précises.
Des expériences parfois douloureuses, oui. Mais toujours porteuses d’un message.
Le but ?
Nous aider à mettre en lumière nos blessures non guéries… pour enfin les soigner.
Et je ne vais pas te mentir : accepter ça, c’est un vrai défi.
Un challenge de taille.
Mais c’est aussi une immense libération.
Parce que quand on arrête d’attendre que les autres nous réparent,
quand on arrête de chercher un coupable,
on reprend notre pouvoir.
Et c’est là que commence le vrai travail.
Un long chemin… mais le plus beau de tous.
La responsabilisation nous mène vers l’acceptation, un autre pilier des enseignements d’Écoute ton corps (et si tu trouves la responsabilité dure à avaler, accroche-toi, l’acceptation c’est le level du dessus ! 😅).
Ce chemin, il est long et intense.
Mais il est passionnant.
Petit pas par petit pas, il nous invite à nous re-découvrir.
Ou peut-être même… à nous découvrir, tout court.
Il y a sept ans, j’ai décidé d’emprunter ce chemin.
Et c’est le plus beau cadeau que je me suis fait.
Alors si ça te parle, si ça résonne en toi,
si toi aussi tu veux explorer ces notions et voir où elles te mènent…
Je t’embarque avec moi dans ce voyage. 🚀




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